la gestion des émotions
Les soignants

La gestion des émotions chez le soignant

C’est un sujet encore tabou que de parler des émotions du soignant. Nous parlons de gestion des émotions chez le soignant. Mais qu’est-ce que c’est cette gestion ?
Dans nos études, nous apprenons qu’il faut savoir gérer ses émotions, garder la bonne distance, ne pas s’attacher, ne pas aller trop loin, ne pas pleurer, bref tout ce qui est impossible à faire lorsque l’on travaille avec l’être humain. 
C’est même tellement impossible que les soignants finissent par penser que c’est eux qui ont un problème parce qu’ils n’arrivent pas « à garder la distance ». Je vais donc vous parler de cette gestion des émotions chez le soignant. 


 
Je vois très souvent des étudiants infirmier venir me questionner pour leur travail de fin d’étude sur les émotions des soignants. Les étudiants sont les premiers à expérimenter ce fossé qu’il existe entre la théorie et la réalité du terrain.
Notre réalité au quotidien c’est une réalité humaine. Qui dit humain, dit émotion. Imaginez ou même penser que l’on peut travailler au contact de la vie, de la mort, de la maladie, de l’humanité sans ressentir d’émotion, c’est comme demander un vétérinaire d’exercer sans aimer les animaux. Il y a des choses qui sont impossibles.
Comme nous vivons dans une société où les émotions sont encore tabou, nous observons que cela persiste dans l’apprentissage de nos professions. On demande très vite à l’enfant à maîtriser ou à ne pas exprimer ses émotions.
Vous avez tous entendu au moins une fois une de ces phrases :
  • Va pleurer dans ta chambre.
  • La colère à l’école est interdite. On ne se met pas en colère contre un prof ou une situation.
  • Un garçon ne pleure pas.
  • Lorsque l’on est fort on n’a pas peur.
  • Ça ne se fait pas de pleurer devant les gens.
  • Va piquer ta colère dans ta chambre et reviens quand tu seras calmé

 
Toutes ces injonctions sociétales nous suivent aujourd’hui dans notre pratique soignante. Rendez-vous bien compte que nous grandissons dans cette société qui proscrit l’expression des émotions. Nous faisons ensuite des études dans une école qui nous apprend ou qui essaye de nous apprendre à gérer et contrôler ces mêmes émotions. Sauf qu’une fois parachuté sur le terrain, nous nous retrouvons tout naturellement traversé d’un tas d’émotions.
C’est alors que l’on se dit ce genre de choses :
  • je suis trop sensible.
  • Je n’y arrive pas.
  • Je ne sais pas gérer mes émotions.
  • Je suis nul.
  • Je ne suis pas faite pour ce métier.
  • Je souffre trop
Et toutes ces idées entièrement fausses nous amènent à nous dévaloriser, à nous juger, à éviter, à nous retirer, voir même à tout abandonner.
Certains prennent la voie du blindage pour se protéger.
Se blinder donne l’illusion de maîtriser. Mais ce n’est qu’une illusion, un jour ou l’autre nous sommes rattrapés par tout ce que l’on a essayé d’enterrer.


Alors comment faire ?

Tout d’abord la première étape consiste à accepter notre condition d’humain. C’est à dire que nous sommes constamment traversés par des émotions et ce dans tous les domaines de notre vie. C’est une utopie d’imaginer que l’on pourrait ressentir les émotions dans telle situation et pas dans d’autre.
Les émotions nous permettent de nous adapter à ce que nous vivons. Elles ont toutes un rôle très important à jouer. Plus nous laissons ces émotions nous traverser et plus nous permettons à notre psyché de s’adapter à la situation.
Lorsque l’on est soignant, nous sommes forcément touchés par les situations de vie que nous rencontrons. Certaines sont tristes et nous touchent, comme l’on pourrait être touché devant un reportage ou un témoignage.
Certaines nous révoltent et nous mettent en colère.
Certaines nous effraient.
D’autres encore nous font marrer.
Il est important de bien faire la différence entre une émotion est un sentiment. Une émotion est un ressenti intense qui arrive très rapidement qui monte en puissance et qui redescend rapidement. C’est une montagne russe. Son rôle est principalement de permettre à l’être humain de s’adapter rapidement à une situation donnée. C’est ainsi que lorsque l’on parle d’émotion on parle principalement de la joie, de la tristesse, de la colère, de la peur.
Je vous invite, si vous souhaitez en savoir plus sur leur rôle et leur importance, à télécharger le petit livret « des soignants bien dans leurs sabots » J’y détaille chaque émotion, leur rôle, leur diction, leur mécanisme. Vous avez le formulaire en bas de l’article.
Après l’expression de cette émotion, peut s’installer un sentiment. Le sentiment lui s’inscrit dans le temps. Il est souvent moins intense que l’émotion.
Lorsque l’on comprend cela, alors on peut facilement accepter le fait que contrôler ses émotions est quelque chose d’impossible à faire.


Alors quoi faire ?

Vous avez maintenant accepté que vous étiez un être qui ressentait des émotions, que c’était normal et indispensable.
Il est essentiel maintenant de savoir quoi faire de ces émotions. Je m’explique.
Une fois que nous sommes traversés par cette émotion, il est important de se poser la question :
« pourquoi cette situation me touche de cette façon ? »
Qu’est-ce qui fait que cette situation chez moi entraîne cette émotion ? On voit bien au quotidien que nous ne sommes pas touchés de la même manière pour les mêmes choses. Tout simplement parce que nous sommes des êtres différents et que la situation vient toucher quelque chose à l’intérieur de nous qui est propre à notre histoire.
Lorsque l’on comprend ce que la situation viens réveiller chez nous, alors on accepte beaucoup plus facilement d’être traversée par l’émotion. On commence alors à regarder la situation comme si l’on était extérieur, on regarde le mouvement de cette émotion.
La prise de recul permet de ne pas s’identifier à l’émotion. Je ne suis pas mon émotion. Je suis moi et cette émotion me traverse parce qu’elle vient de toucher en moi quelque chose d’intime. C’est ce travail que l’on appelle la gestion des émotions.
Lorsque l’on déroule en étant collé à son émotion, alors nous perdons notre capacité de réflexion et de discernement.
La solution et donc de comprendre pourquoi l’on est touché et non de chercher à ne pas être touché.
Lorsque nous voyons un étudiant touché par une situation il est très important de pouvoir en parler avec lui. Plus nous nous laissons les uns les autres seul face à nos ressentis et plus nous alimentons le tabou des émotions du soignant.


Un guide :

Alors bien sur il n’y a pas de recette, de protocole, parce que vous l’avez compris nous sommes tous singulier. Je peux cependant vous donnez des pistes en vous partageant quelques questions que vous pouvez vous poser entre collègues, ou à votre stagiaire, ou encore à toute personne que vous percevez emprunt d’émotion. Ce guide comprend trois questions.


Qu’est-ce que tu ressens ?

Cette question paraît idiote mais elle est pourtant la plus importante parce que c’est celle qui va permettre de nommer l’émotion.
Est-ce que tu ressens de la tristesse, De la colère ou de la peur ? C’est ce qui va permettre à l’autre de nommer et donc d’identifier son émotion.


Qu’est-ce que ça te fait dans ton corps ?

Cela permet une introspection. Cela permet de faire une pause pendant quelques secondes et de porter attention aux manifestations physiques de l’émotion. Est-ce que j’ai une boule dans la gorge, est-ce que j’ai une boule dans le ventre, est-ce que j’ai la sensation d’exploser …. Tout cela permet d’associer l’émotion à une manifestation physique. Et cela crée des chemins qui permettent ensuite d’identifier de mieux en mieux ce que l’on ressent. C’est ce que l’on appelle se connaître. Lorsque j’ai cette boule dans la gorge c’est parce que je sais que je suis triste. Et chaque émotion peut se manifester physiquement différemment chez chaque personne.


Pourquoi ressens-tu cette émotion ?

Bien sur vous remplacez dans la question « cette émotion » par l’émotion que la personne a nommé. Par exemple si c’est de la tristesse vous lui direz alors : pourquoi ressens-tu de la tristesse ?
Réfléchir à cette question permet à la personne d’aller associer le réveil de cette émotion avec quelque chose qui lui est propre. Cela lui permettra de comprendre pourquoi cet événement suscite chez lui cette émotion. Cette prise de conscience est INDISPENSABLE car elle permet de prendre la responsabilité de son émotion.
Ce n’est pas l’autre qui me rend triste c’est la situation que vit l’autre qui réveille chez moi quelque chose qui me rend triste. Et je ne suis donc plus victime de cette émotion mais bien acteur de cette émotion. Si je suis acteur je suis donc celui qui a les rênes.
La suite appartiendra ensuite à la personne. Ce que je veux dire par-là c’est que chacun est libre de continuer le travail qui l’emmènera à la compréhension de lui-même et de son propre fonctionnement. Si à chaque situation émotionnelle nous prenons le temps de comprendre pourquoi nous sommes traversés par cette émotion, alors nous allons nous élever dans notre capacité à communiquer, à accepter l’émotion de l’autre, et à faire ce que l’on nous demande c’est-à-dire à gérer nos propres émotions.


J’espère que vous avez bien compris à l’issue de cet article que la gestion des émotions ce n’est pas de ne pas en vivre, mais bien de comprendre pourquoi on les vit.
Les émotions sont nos alliées et non nos ennemies.
Sans émotion nous ne pouvons pas évoluer tout au long de la vie. Elles nous protègent et nous permettent de nous adapter. Elles nous sont indispensables.
Je vous mets sous cet article une petite vidéo de la série « vidéo express » de ma chaîne YouTube confiance en soin sur les croyances limitantes du soignant. Elle viendra compléter en quelques minutes cet article sur les émotions, en vous parlant de tout ce que l’on imagine être vrai et qui nous limite en permanence dont notre activité professionnelle. Elle vient vous dire que le soignant est ce qu’il pense être. Si vous changez votre façon de penser vous allez changer qui vous êtes.
Je reste disponible pour répondre à vos commentaires sous cet article. Bien sûr n’hésitez pas à interagir et partager vos expériences, c’est ce qui est le plus enrichissant.

Je vous invite en complément à visionner la vidéo sur l’intelligence émotionnelle, que vous trouverez sur ma chaine Youtube. Si ce n’est pas déjà fait allez vite vous abonner, il y a pleins de ressources !

Peut-être voudrez-vous lire en plus cet article : Être soignant

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2 Comments

  • Astrid

    Merci pour cet article précieux !

    Je ne suis pas professionnel de santé, mais coach professionnel. Il y a deux paroisses, chez nous aussi : ceux qui laissent venir leurs émotions et ceux qui les mettent de côté. Moi je suis partisane de les laisser se présenter.
    Quand une émotion se présente, je sais que c’est quelque chose d’important qui se manifeste. On parle de « E »-motion.
    Prendre en considération ce qui se manifeste, comme vous le proposez, permet d’avoir de l’information sur quelque chose d’important que l’on n’a pas pris en compte (expl « tiens je me rends compte que le décès de mamie le mois dernier m’a beaucoup touché, je n’ai peut-être pas pris le temps de la pleurer »).
    De plus je pense qu’essayer de contenir une émotion est contreproductif. Essayez de contenir la colère, vous finissez par exploser comme une cocotte-minute. En la laissant nous traverser, l’émotion passe plus vite, on peut l’accueillir avec douceur. Si vous êtes face au patient, vous pouvez dire simplement « ah, je me sens touché, ce que vous me dites ».
    Je pense aussi que parfois l’émotion qui nous traverse ne nous appartient pas. C’est juste de l’empathie. Nous ressentons l’émotion qui traverse la personne face à nous. Certaines personnes sont très empathiques. Ce n’est pas une faiblesse, c’est au contraire comme un “pouvoir magique”. Alors ne le cachez pas, utilisez le. Peut-être saurez-vous mieux que les autres repérer qu’un patient ne va pas bien.
    En tant que patiente, j’ai toujours apprécié une personne « humaine » face à moi. Bien sûr ce n’est pas à moi de consoler l’infirmière/la sage-femme/le médecin qui s’occupe de moi, mais une larme au coin de l’œil, un sourire empathique, ne m’a jamais choqué, au contraire.

  • Cylie

    Je vous copie ici le commentaire d’un lecteur sur la page Facebook, David qui a pris le temps de partager son expérience et ses connaissances. Je l’en remercie sincèrement :

    Je suis devenu soignant de profession après une carrière de 20 ans en informatique où mon dernier poste a été celui de gérer des équipes. Cette remarque n’est pas ici pour flatter mon ego, mais pour comprendre, que ce que je souhaite partager, est également construit sur des réflexions et une expériences bien humaines, en dehors de ma très petite expérience de soignant.

    Notre sujet : Le positionnement du soignant (et de ses émotions) face aux patients. La première de chose que je souhaiterais évoquer, est que l’on ne devient pas soignant par hasard. Souvent une vocation, cela fait appel en nous dans un profond désir de vouloir – être au soin des autres… bien avant soi-même. Ceci n’est pas anodin, il faut en être conscient. D’ailleurs le mot : soignant, si l’on accepte de le lire autrement, se décompose de la manière suivante : soi – niant.
    J’ai très vitre remarqué que chez bcp de soignants il y avait assez trop souvent une attitude qui n’était pas claire, une frontière ambigüe, en réaction, loin d’être neutre face au patient. Neutre, c’est un peu comme dans le positionnement d’un psy face à son patient : rester dans l’écoute, ne pas entrer en réaction mais continuer à tout faire pour aider ses patients, sans entrer en vibration avec sa souffrance. Dans ce cas, cela devient vite une vibration émotionnelle qui apporte des débordements émotionnels, relationnels et/ou personnels pouvant mener jusqu’au – burn out. Je sais de quoi je parle, je l’ai vécu, tellement mon implication m’a mené à cet état subit léthargique et dépressif durant plusieurs mois… Il a fallu que je travaille sur moi et aborde LE sujet sur lequel je souhaiterais partager : L’EMPATHIE.

    On pense à tord que l’empathie est “normale” dans le secteur des soins, voir fondamental. On veut aussi nous fait croire que la position inverse, est la SYMPATHIE pour pour faire prendre conscience des débordements et de préserver la distance thérapeutique avec les patients. Hors, le domaine de la psychologie a bien évoluée depuis les 3 dernières décennies et ces approches sont aujourd’hui complètement désuètes voir fausses. En effet, on sait aujourd’hui grâce à la neuroscience que l’empathie est un danger pour les soignants. Il mème à l’épuisement, au burn-out, jusque parfois … au suicide. En fait, c’est elle l’ENNEMIE (et non pas cette sacré sympathie (ha ! ha !)).

    En 2016, lors d’un colloque int’l la neuroscience organisé par l’Université de Médecine de Strasbourg, il a été abordé conjointement avec les scientifiques et le Dalai Lama, spécialement invité à participer aux thèmes de l’empathie, de la compassion et de la conscience, Tania Singer, chercheur à – Max Planck Institute de Leipzig, a démontré que l’empathie et la compassion ne passent pas par les mêmes réseaux neuronaux dans le cerveau. A un niveau émotionnel, elle explique :

    “Dans le premier cas, la personne empathique résonne en écho à la souffrance ou à la joie de l’autre. Elle éprouve l’émotion de l’autre. En revanche, dans la compassion, on éprouve de l’émotion pour l’autre”

    Tania Singer expose donc que l’empathie, quand elle déborde, amène à des sentiments négatifs et rajoute :

    “La compassion conduit à des sentiments positifs et a plus d’impact sur l’altruisme.”

    Après avoir entendu cet exposé, le Dalaï Lama a alors précisé :

    “C’est exact. Car la compassion authentique est liée à la sagesse, au discernement. Quand on voit quelqu’un qui souffre, on voit aussi qu’il y a une cause à cette souffrance et qu’il y a un moyen de surmonter cette cause.”

    Le discernement… Voici le mot qui fait toute la différence entre ces deux états. Jusqu’à ce jour, il n’a jamais été approché le sujet de la compassion.

    Un positionnement perçu trop souvent comme un simple synonyme de l’empathie, mais encore jugée en occident comme bien trop « mystique » et donc trop impliquante pour les soignants. Or, cette conférence, a aujourd’hui démontrée que la compassion, n’a rien à voir avec nos croyances (individuelles ou religieuses) et que cette attitude est certainement la plus juste et la plus sincère car elle demeure certainement la meilleure approche à cultiver avec un patient.

    La compassion préserve l’altruisme nécessaire pour – être au soin – et permet d’observer avec discernement la souffrance, les causes et les moyens de l’aborder. La compassion ne vient pas parasiter notre vision par de fortes émotions souvent déstabilisantes. Toute difficulté est alors perçue comme un état de fait. L’implication personnelle n’est alors pas mise en jeux et ne menace donc pas cette fameuse distance thérapeutique.

    La compassion est avant une attitude humaniste, où les difficultés de l’autre sont perçue avec discernement, avec une certaine forme de – pleine conscience. Cet état répond donc de manière sincère, à l’échange « idéal » entre un patient et un soignant.

    L’empathie est naturelle et “normale” pour les personnes proche de notre entourage : nos enfants, notre conjoint, notre famille proche… car c’est notre clan, notre sang. Ou encore quand on regarde un film qui nous émeut subitement car nous sommes plongé dans le vif de l’histoire… comme si nous y étions… Mais, pour mieux comprendre les deux positionnement de l’empathie et de la compassion voici une métaphore qui devrait éclairer encore notre lanterne sur notre degré d’implication : en mode empathique, quand quelqu’un souffre on a subitement envie de rentrer dans le trou sans discernement pour aider l’autre à en sortir. En mode compassionnel, quand quelqu’un souffre, on comprend avant tout la difficulté de l’autre et on a envie de lui tendre la main pour en sortir.

    Paul Bloom, psychologue canadien installé à l’université de Yale est l’auteur d’un livre au titre ahurissant: “Against Empathy”. Selon le chercheur, L’empathie fait en réalité plus de mal que de bien, car elle nous focalise sur les souffrances d’une personne particulière en nous laissant indifférents (ou même en nous rendant hostiles) à toutes les autres. L’empathie serait partiale, bornée, capricieuse, aveugle aux conséquences de nos actes et facile à manipuler. Pour Paul Bloom, les meilleurs soignants sont ceux qui se soucient de leurs patients sans ressentir eux-mêmes leur détresse.

    “A la sortie de mon livre, j’ai commencé à recevoir des messages de médecins, d’infirmiers et de secouristes qui confirmaient cette distinction. Certains d’entre eux en étaient venus à abandonner leur métier parce qu’ils trouvaient trop dur de travailler avec des personnes en souffrance. […] Je crois pour ma part que les meilleurs soignants sont ceux qui se soucient de vous sans ressentir eux-mêmes votre détresse. Si vous suivez une psychothérapie, vous ne voudriez pas voir votre thérapeute s’effondrer quand vous êtes triste. Vous voudriez qu’il ou elle ait à cœur de vous aider, sans refléter vos propres émotions.”

    « J’ai enlevé les deux F du verbe souffrir…
    Maintenant je vais beaucoup mieux ! » Citation anonyme.

    ### EN SAVOIR PLUS :
    – Empathie & compassion : une avancée majeure pour les soignants
    http://paroles-en-actes.soins-vitalite.fr/…/empathie…/

    – Empathie, une passion qui tue – Entretien avec le psychologue Paul Bloom
    http://paroles-en-actes.soins-vitalite.fr/…/empathie…/

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